Nom de l’auteur/autrice :Yohan VIANDIER

La cuisine des nouvelles technologies

Traduction, intelligence artificielle et responsabilité : sortir enfin du faux débat

Depuis plusieurs semaines, l’usage de l’intelligence artificielle dans la traduction littéraire suscite de vives réactions. Les inquiétudes exprimées par de nombreux traducteurs sont légitimes et méritent d’être entendues. Mais elles ne doivent pas masquer l’essentiel : le débat actuel oppose trop souvent des caricatures, là où la réalité est plus complexe, plus nuancée et surtout plus urgente. La question n’est pas de savoir s’il faut être « pour » ou « contre » l’intelligence artificielle. La véritable question est comment elle est utilisée, par qui et avec quelle responsabilité. 1. Un bouleversement déjà à l’œuvre La traduction est l’un des premiers métiers intellectuels à être profondément impacté par l’IA. Depuis plusieurs années, entreprises et institutions ont recours, souvent sans communication ni accompagnement, à des outils de traduction automatisée utilisés seuls, sans contrôle humain systématique. Cette évolution silencieuse a déjà entraîné une diminution significative des volumes confiés aux traducteurs professionnels. Cette transformation ne résulte pas de décisions éditoriales isolées. Elle découle d’un usage de plus en plus répandu, et souvent non coordonné, d’outils automatisés employés sans intervention humaine qualifiée. C’est là que se situe le véritable enjeu. 2. Automatisation brute ou innovation responsable Assimiler toute intégration de l’IA à une volonté de remplacement des traducteurs est une erreur. Il existe une différence fondamentale entre : • une automatisation brute, où des textes sont produits et diffusés sans responsabilité humaine ; • et des modèles hybrides, dans lesquels la technologie est utilisée comme outil d’assistance, sous le contrôle permanent de professionnels qualifiés. Dans ces modèles hybrides, l’IA ne décide pas : elle propose. Le traducteur demeure pleinement responsable du texte final, de son sens, de son style, de son intention et de sa dimension émotionnelle. Refuser cette distinction revient à laisser le champ libre aux usages les plus déshumanisés de la technologie. 3. La responsabilité humaine comme ligne de partage Chez Fluent Planet, nous avons fait un choix clair : aucun texte n’est livré sans intervention humaine qualifiée, et le traducteur conserve toujours la responsabilité du résultat final. Nos outils d’assistance à la traduction ont été conçus pour soutenir le travail des linguistes, renforcer la cohérence et améliorer l’efficacité des processus, jamais pour se substituer à leur expertise ni à leur jugement éditorial. Ce choix n’est ni technophile ni conservateur. Il est pragmatique. 4. Préserver la qualité, l’emploi et la confiance des lecteurs Les lecteurs, quels que soient les genres éditoriaux, perçoivent immédiatement les effets d’une traduction mécanique : appauvrissement stylistique, maladresses culturelles, perte d’intensité émotionnelle. Opposer qualité littéraire et innovation technologique est un faux dilemme. En revanche, l’abandon de toute responsabilité humaine au profit de solutions automatisées non encadrées constitue un risque réel pour les œuvres, pour les métiers, et pour la confiance du public. 5. Élever le débat L’intelligence artificielle n’est ni un mal absolu ni une solution miracle. C’est un outil puissant, qui appelle une gouvernance claire et des choix responsables. La vraie question n’est donc pas : « L’IA va-t-elle remplacer les traducteurs ? » mais plutôt : « Quel modèle voulons-nous construire pour que la technologie serve la qualité, la culture et l’emploi qualifié ? » Les métiers de la traduction ont toujours évolué avec leurs outils. Ce qui change aujourd’hui, c’est l’ampleur de cette évolution et donc la responsabilité collective qui l’accompagne. 6. Un appel à la responsabilité collective Éditeurs, prestataires linguistiques, traducteurs, institutions et acteurs technologiques partagent une responsabilité commune : ne pas confondre innovation et renoncement. Refuser toute évolution technologique, c’est laisser le terrain aux usages les plus brutaux. Intégrer la technologie sans cadre, c’est fragiliser durablement un métier. La seule voie soutenable est celle d’une innovation responsable, gouvernée et profondément humaine. C’est dans cet esprit que Fluent Planet agit et continuera d’agir. Fluent Planet Entreprise française de services linguistiques, engagée pour une traduction de qualité, responsable et humaine à l’ère de l’intelligence artificielle. Youtube Linkedin Fluent Planet Menu Accueil L’entreprise Blog Contact Contact 26 rue Elisée Reclus, 33000 Bordeaux – France +33 5 56 51 76 05 contact@fluent-planet.com

La cuisine des inventeurs

Les Inventeurs – Passeurs de Cultures et Créateurs d’Inclusion

1. L’innovation naît de la diversité culturelle Derrière chaque grande invention, il y a un contexte, un besoin… mais aussi un métissaged’idées et d’influences. L’histoire regorge d’exemples où les échanges entre civilisations ontnourri l’innovation : la boussole (Chine), le papier (Égypte, Chine), les chiffres arabes (Inde,monde islamique, Europe), etc. Les inventeurs ne créent pas seuls: ils s’inspirent, ils observent, ilstraduisent le monde. L’innovation est interculturelle par nature: c’est une rencontre de regards. 2. Des inventeurs engagés pour une technologie inclusive Les technologies ne sont plus neutres: elles doivent répondre aux besoins d’une sociétéplurielle. Nombre d’inventeurs et d’inventrices s’attachent aujourd’hui à créer des solutions pensées pour tous: applications multilingues;interfaces accessibles aux personnes en situation de handicap;objets adaptés aux contextes locaux et culturels.Inventer devient un acte social, porteur de sens et d’équité. 3. Innover avec conscience: un devoir éthique L’invention du XXIe siècle doit être responsable: pensée pour être utilisée à l’échelle mondiale, elle doit respecter les diversités culturelles, linguistiques et sociales. Les questions que se posentles inventeurs modernes: Mon produit est-il compréhensible partout ?Est-ce que j’exclus quelqu’un sans le vouloir ?Quels biais culturels ou sociaux pourrait-il reproduire ?Innover, c’est anticiper. Et surtout, écouter le monde avant de le transformer. 4. Les inventeurs comme bâtisseurs de ponts humains Aujourd’hui, les meilleurs inventeurs ne sont pas uniquement des ingénieurs. Ce sont aussi destraducteurs de besoins humains, capables de comprendre les codes sociaux, les langues, les sensibilités. Ils jettent des ponts entre les mondes, en créant des outils universels sans gommer la diversité. Ce n’est pas seulement la technologie qui change le monde, mais l’intention qu’on y met. Sources principales: National Geographic – Les inventions qui ont changé le mondehttps://www.nationalgeographic.fr UNESCO – Innovation et inclusionhttps://en.unesco.org/themes/science-technology-and-innovation World Intellectual Property Organization – Innovation and Culturehttps://www.wipo.int Harvard Business Review – How Inclusive Innovation Drives Growthhttps://hbr.org Youtube Linkedin Fluent Planet Menu Accueil L’entreprise Blog Contact Contact 26 rue Elisée Reclus, 33000 Bordeaux – France +33 5 56 51 76 05 contact@fluent-planet.com

La cuisine des nouvelles technologies

Quand les nouvelles technologies redessinent la communication

1. Traduction automatique: des prouesses, mais encore des limites culturelles Des outils comme Google Translate ou DeepL ont révolutionné la traduction instantanée. Onpeut aujourd’hui comprendre le sens général d’un texte en quelques secondes, quelle que soit la paire de langues. Pour les entreprises internationales, il s’agit d’une avancée majeure en termes de productivité et d’accessibilité. Mais ces outils restent souvent aveugles aux nuances culturelles, idiomatiques et sociales. Unetraduction automatique peut être grammaticalement correcte, mais passer à côté del’intention, du ton ou du contexte. C’est là que les interprètes humains et les expertsinterculturels restent indispensables. Par exemple, dans certaines cultures, le vouvoiement est une marque de respect incontournable,alors que d’autres valorisent la proximité informelle. Une IA peut difficilement évaluer cessubtilités sans intervention humaine. 2. L’inclusion numérique: un enjeu mondial Alors que les technologies de la communication progressent, l’accessibilité linguistique etcognitive devient un enjeu central. Pour être réellement inclusives, les plateformes numériquesdoivent: proposer du contenu multilingue clair;utiliser un langage simple;intégrer des fonctionnalités pour les personnes en situation de handicap (sous-titres, lectureaudio, formats adaptés).Certaines entreprises, comme Fluent Planet, accompagnent les organisations dans ce virage,en veillant à ce que les technologies ne créent pas de nouvelles exclusions, mais soient, au contraire, des outils d’ouverture. 3. IA et multiculturalisme: vers une intelligence plus humaine Les IA conversationnelles, comme ChatGPT, les chatbots multilingues ou les assistants vocaux, sont de plus en plus utilisés pour interagir avec des publics internationaux. Mais pour qu’ilssoient réellement efficaces, ces outils doivent être formés à reconnaître les différencesculturelles, les références locales et les sensibilités sociales. Il est donc essentiel de faire appel à des experts en communication interculturelle sont donc essentiels pour entraîner ces IA à nepas reproduire de biais culturels, éviter les malentendus et garantir des échanges respectueux. Sources principales : UNESCO – Inclusion numérique et diversité linguistiquehttps://en.unesco.org/themes/information-inclusion Common Sense Advisory – Localisation et accessibilité numériquehttps://csa-research.com DeepL vs Google Translate : Cultural Limitationshttps://www.theverge.com MIT Technology Review – AI and Cultural Biashttps://www.technologyreview.com Youtube Linkedin Fluent Planet Menu Accueil L’entreprise Blog Contact Contact 26 rue Elisée Reclus, 33000 Bordeaux – France +33 5 56 51 76 05 contact@fluent-planet.com

La cuisine du tourisme

Traduire, ce n’est pas seulement changer de langue, c’est changer de culture

1. Traduction et interculturalité: une nuance essentielle Traduire un texte mot à mot peut sembler suffisant… jusqu’à ce que le message tombe à plat,choque ou soit incompris. C’est là qu’intervient la notion de communication interculturelle :adapter un message en tenant compte des normes, des valeurs, des références et dessensibilités propres à une culture cible. Une phrase parfaitement banale dans une langue peut devenir impolie, absurde, voireoffensante dans une autre, si elle n’est pas contextualisée culturellement.Par exemple, une campagne publicitaire très directe et émotionnelle, qui fonctionne bien enAmérique du Nord, peut être perçue comme intrusive ou maladroite dans certaines régionsd’Asie ou d’Afrique, où la communication indirecte et le respect des hiérarchies sont privilégiés. 2. Quand la traduction manque sa cible: les conséquences Des erreurs de communication interculturelle peuvent entraîner des conséquences parfois lourdes:– Lancement raté d’un produit,– Perte de confiance d’un partenaire étranger,– Mauvaise image de marque,– Et même des tensions diplomatiques ou juridiques.L’un des exemples classiques est celui du slogan de Pepsi, « Come alive with the Pepsigeneration », qui a été maladroitement traduit en chinois par : « Pepsi ramène vos ancêtresd’entre les morts » une faute de traduction qui, au-delà de l’erreur linguistique, montre un manque de compréhension culturelle. 3. Vers une traduction inclusive et consciente Aujourd’hui, la traduction doit aussi répondre à des enjeux d’accessibilité et d’inclusion. Cela signifie: Employer un langage simple et clair, accessible à des publics variés;Éviter les biais sexistes, raciaux ou culturels dans le choix des mots;Penser aux personnes en situation de handicap linguistique ou cognitif;Prendre en compte les différences culturelles dans les références et les symboles utilisés.Une bonne traduction n’est donc pas seulement fidèle au texte original — elle est fidèle àl’intention, au ton, et à la réception attendue dans une culture donnée. Sources principales : Hofstede Insights – Cultural Dimensions Theoryhttps://www.hofstede-insights.com/models/national-culture/Common Sense Advisory – « Can’t Read, Won’t Buy » (2020)https://csa-research.com UNESCO – Multilinguisme et inclusionhttps://en.unesco.org/themes/multilingualismThe Guardian – « Lost in Translation » (2011)https://www.theguardian.com Youtube Linkedin Fluent Planet Menu Accueil L’entreprise Blog Contact Contact 26 rue Elisée Reclus, 33000 Bordeaux – France +33 5 56 51 76 05 contact@fluent-planet.com

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